PRESENTATION
Avec le
quatrième programme dassistance de lUNFPA au Burundi,
deux importants manuels ont été réalisés, lun sur les
« Codes, nomenclatures et normes »,
lautre sur les « Indicateurs-clés par secteur
de développement ». La production de ces documents
faisait suite aux recommandations dun atelier organisé
en mai 2000 avec la collaboration de lISTEEBU, sur lharmonisation
des méthodes de collecte des données statistiques.
Avec le Vè programme
dassistance de lUNFPA qui a démarré ses activités
en janvier 2003, le projet « Appui à la prise en
compte des questions de population dans les programmes de développement »,
au sein du Ministère de la Planification du Développement
et de la Reconstruction, par ailleurs un projet inclusif
du sous-programme Stratégies en matière de population
et développement, a retenu le « renforcement des
capacités des techniques et institutionnelles » dans les
produits quil doit réaliser.
Ce renforcement
passe notamment par lorganisation des atelier de formation
des cadres planificateur et des producteurs des données statistiques.
Lorganisation de latelier de formation sur les « Méthodologies
de collecte et de traitement des données statistiques »
dont le présent document reprend lensemble des modules
développés, sinscrivait donc dans ce cadre. Il fallait
capitaliser les acquis du IVè programme en matière damélioration
du système dinformation statistique sur la population
au Burundi.
Organisé
au Centre Saint-Paul de Bujumbura du 9 au 16 juin 2003, cet
atelier avait pour objectif principal de former les producteurs
des données statistiques aux principales méthodologies de collecte
de traitement des données statistiques.
De manière
spécifique, latelier visait à : i) amener les producteurs
de données à parler le même langage en utilisant les mêmes concepts
et outils de collecte et de traitement des données statistiques ;
ii) rechercher une certaine uniformisation des méthodologies
de collecte et de traitement des données statistiques ;
iii) contribuer à réduire les difficultés liées à la multiplicité
ou labsence de méthodologies dans la collecte des données
statistiques ainsi que les divergences qui en résultent quant
au calcul des indicateurs y afférents et en enfin ; iv)
servir daide à la décision publique en mettant à la disposition
des principaux décideurs, les méthodologies délaboration
des données statistiques dans les secteurs dintervention
les plus divers.
Cet atelier
sadressait aux cadres préposés à la production des statistiques
relatives aux secteurs socio-démographiques et de développement
relevant principalement des ministères et autres institutions
publiques, et marginalement des institutions privées ou ONGs.
En raison du nombre relativement élevé des candidats pressentis
et compte tenu des limites dencadrement pédagogique, la
session de juin 2003 a été limitée aux intervenants de Bujumbura.
Cependant, compte tenu des résultats obtenus, des besoins qui
pourraient être exprimés par des bénéficiaires résultats obtenus,
des besoins qui pourraient être exprimés par des bénéficiaires
potentiels, mais également de la disponibilité des ressources,
une deuxième session de formation destinée principalement aux
cadres oeuvrant à lintérieur du pays pourrait être organisée.
Au total,
10 Modules de formation ont été retenus, étant entendu que dautres
modules pourraient être rajoutés pour plus tard. Il sagit
des modules suivants :
- Indicateurs
démographiques ;
- Indicateurs
liés à la santé et à létat nutritionnel ;
- Indicateurs
liés à léducation et à lalphabétisation ;
- Indicateurs
liés au marché du travail et à lemploi ;
- Indicateurs liés à lurbanisation
et à lhabitat ;
- Indicateurs
économiques ;
- Indicateurs
liés à lenvironnement ;
- Indicateurs
liés à lagriculture et au développement rural ;
- Indicateurs
composites de développement humain ;
- Codes,
nomenclatures et normes.
La désagrégation des indicateurs selon
le genre et autres formes de disparités sociales ou géographiques
a été retenue comme un axe transversal et devra rester une préoccupation
constante des intervenants.
Chacun des thèmes retenus a fait lobjet
dun exposé de la part de la personne ressource pressentie
à cet effet. Les exposés étaient naturellement enrichis par
lapport des participants. Le nom de la personne-ressource
ayant développée chaque module a été repris au bas du texte
correspondant. Le projet « Appui à la prise en compte des
questions de population dans les programmes de développement »
au sein du Ministère du Développement et de la Reconstruction
voudrait redire toute sa gratitude à lendroit de toutes
ces personnes-ressources.
TABLE
DES MATIERES.
Pages
Thème
I : Indicateurs démographiques
01 à 21
I.
Introduction 01
II.
Les méthodes de collecte des données en démographie
01
III.
Quelques outils démographiques 01
IV.
Indicateurs détat démographique
02
V.
Indicateurs de mortalité
07
VI.
Nuptialité et fécondité
10
VII.
Statistiques relatives à la migration 16
VIII.
Calcul de laccroissement démographique
20
Thème
II : Indicateurs de santé, état nutritionnel et population
22 à 41
I.
Introduction
22
II.
Etat de santé
22
III.
Etat nutritionnel
23
IV.
Santé maternelle 23
V.
Service de santé
23
VI.
Conditions de santé 24
VII.
Economie de santé
25
VIII.
Morbidité 25
IX.
Etat nutritionnel et indicateurs anthropométriques
27
X.
Prestation des soins de santé 30
XI.
Indicateurs de santé de la reproduction
32
XII.
Politique sanitaire 39
Thème
III : Indicateurs de léducation et alphabétisation
42 à 70
I.
Introduction
42
II.
Méthodologie délaboration des statistiques
42
III.
Indicateurs clés du secteur de léducation
43
IV.
Les concepts clés et leurs définitions
46
Thème
IV : Le marché du travail et emploi
71 à 86
I.
Introduction
71
II.
Préliminaires
71
III.
Les indicateurs spécifiques
74
Thème
V. Indicateurs liés à lurbanisation, habitat et population
87 à 109
I.
Concepts, définitions et indicateurs du secteur de lurbanisme
87
II.
Définitions, concepts et indicateurs du secteur des routes
105
III.
Quelques indicateurs de base du secteur de lhabitat
108
Thème
VI : Indicateurs économiques
110 à 126
I.
Introduction
110
II.
Indicateurs macroéconomiques
111
III.
Quelques indicateurs macroéconomiques selon le compte auquel
ils font référence 123
Thème
VII. Indicateurs environnementaux
127 à 153
I.
Concepts et définitions de base
127
II. Moments forts
de lémergence de la solidarité en matière de la protection
de
lenvironnement et le développement durable
128
III. De la création
du ministère de laménagement du territoire, de lenvironnement
et du
tourisme, 1989
129
IV.
Indicateurs environnementaux
130
Thème
VIII. Agriculture, développement rural et population
154 à 175
I.
Introduction
154
II.
Concepts et définitions
155
III.
Lutilisation des terres et les cultures
158
IV.
Indicateurs clés dans le secteur agricole
160
V.
Prélèvements et perspectives de récolte
169
VI.
Evaluation de la production par déclaration de lexploitant
169
Thème
IX : Méthodologie de calcul des indicateurs composites
de développement
humain
176 à 201
I.
Des indicateurs pour mesurer le développement humain
176
II.
Indicateurs du développemeny humain (IDH)
179
III.
Indicateur de la pauvreté humaine (IPH)
181
IV.
Indicateur sexospécifique du développement humain (ISDH)
183
V.
Indicateur de la participation des femmes (IPF)
189
VI.
Indicateur du développement technologique (IDT)
192
Thème
X : Codes et nomenclatures
202 à 245
I.
Introduction
202
II.
Concepts, codes et nomenclatures statistiques
203
III.
Typologie sectorielle du domaine socio-économique
204
IV.
Description sommaire des nomenclatures types internationales
les plus courantes 213
V.
Etat des lieux en matière de codes et nomenclatures au Burundi
231
VI.
Codification des entités géographiques au Burundi
239
THEME
I : INDICATEURS DEMOGRAPHIQUES.
I. INTRODUCTION
La statistique :
outil de gestion, de planification et de décision ;
Depuis que la CIPD
a demandé aux pays de renforcer les capacités danalyse
et de diffusion des données sur la population et le développement,
on observe un regain dintérêt pour la production statistique,
lamélioration des méthodologies de collecte , la mise
en place des bases de données, etc.
II. LES METHODES DE COLLECTE DES DONNEES EN DEMOGRAPHIQE.
II.1.
Le recensement.
Il sert dinstrument à toute planification ;
Il fournit une base de sondage à des enquêtes ultérieures.
II.2. Lenquête : On recourt généralement
à lenquête pour :
·
Appréhender
des phénomènes à évolution rapide au cours de la période intercensitaire ;
·
Obtenir
des informations sur un certain nombre de questions quon
souhaite approfondir ;
·
Faire
face à des contraintes techniques, financières ou autres qui
rendent le recensement impossible .
II.3. Létat
civil
III. QUELQUES OUTILS DEMOGRAPHIQUES
III.1. Taux.
Rapport entre le
nombre dévénements survenus au cours dune période
donnée (année) et le nombre moyen de personnes composant cette
population au cours de cette période.
Mesure la fréquence
des événements dans une population donnée au cours dune
période quelconque.
Exemple :
Dans une génération
de 1000 personnes âgées de 60 ans révolus au 1er
janvier 1985, on enregistre 360 décès au cours de lannée
1985.
360 720
Le
TM à 60 ans = ¾¾¾¾¾¾¾¾ = ¾¾¾¾
= 36.66%°.
(10000+9640) / 2 19 640
Cela veut dire
que les 360 personnes qui sont mortes ont vécu chacune en moyenne
0.5 année, soit au total 360/2= 180 personnes-années vécues.
Quatre types de
taux bruts sont fréquemment rencontrés en démographie :
le TBN, le TBM,
le Taux brut de nuptialité et le Taux daccroissement
réel .
III. 2. Le quotient.
Mesure le nombre
dévénements rapportés à la population initiale. Il représente
la probabilité dapparition dun événement. Cest
donc une mesure du risque.
Dans le même exemple,
le quotient de mortalité à 60 ans :
360
q60 = ¾¾¾¾ = 0.036 = 36%°.
10 000
III.3.
Le rapport.
Au numérateur dun taux figure
une quantité dérivée du dénominateur. Dans un rapport, les deux
éléments sont des sous-populations disjointes
Exemple : Rapport de
masculinité.
IV. INDICATEURS DETAT DEMOGRAPHIQUE.
IV.1. Volume global et densité de population.
La densité de population
est obtenue en rapportant les effectifs à la superficie (nombre
dhabitants /km² ou à lhectare en ville).
Tableau
n°1 : Répartition comparée des densités en 1979 et 1990
Provinces
|
Superficie
|
Cumul
|
Popula-tion
|
|
Densités
|
Accroissement
(%)
|
|
|
|
1979
|
Cumul
|
1990
|
Cumul
|
1979
|
1990
|
Cankuzo
|
7.6
|
-
|
2.7
|
-
|
2.7
|
-
|
55
|
73
|
2.6
|
Makamba
|
7.6
|
15.2
|
2.9
|
5.6
|
4.5
|
7.2
|
62
|
123
|
6.5
|
Ruyigi
|
9.0
|
24.2
|
4.1
|
9.7
|
4.7
|
11.9
|
56
|
109
|
3.8
|
Rutana
|
7.7
|
31.9
|
3.5
|
14.2
|
3.7
|
15.6
|
72
|
102
|
3.1
|
Cibitoke
|
6.3
|
38.2
|
4.5
|
18.7
|
5.3
|
20.9
|
110
|
173
|
4.2
|
Bururi
|
9.5
|
47.7
|
7.8
|
26.5
|
7.3
|
28.2
|
130
|
160
|
2.1
|
Muyinga
|
7.1
|
54.8
|
6.4
|
32.7
|
7.2
|
35.4
|
140
|
210
|
3.7
|
Bubanza
|
4.2
|
59.0
|
3.8
|
36.5
|
4.2
|
29.6
|
141
|
208
|
3.5
|
Karuzi
|
5.6
|
64.6
|
5.2
|
41.7
|
5.6
|
45.2
|
144
|
207
|
3.3
|
Kirundo
|
6.6
|
71.2
|
7.2
|
48.9
|
7.6
|
52.8
|
170
|
238
|
3.1
|
Bujumbura
|
4.8
|
76.0
|
7.3
|
56.2
|
6.9
|
59.7
|
237
|
300
|
2.1
|
Gitega
|
7.6
|
83.2
|
11.7
|
67.9
|
10.5
|
70.2
|
238
|
286
|
1.7
|
Muramvya
|
5.9
|
89.1
|
9.4
|
77.3
|
8.2
|
78.4
|
246
|
287
|
1.4
|
Ngozi
|
5.7
|
94.8
|
9.8
|
87.1
|
9.0
|
87.4
|
268
|
329
|
1.9
|
Kayanza
|
4.8
|
99.6
|
9.5
|
96.6
|
8.3
|
95.7
|
311
|
360
|
1.3
|
Mairie
|
0.3
|
99.9
|
4.3
|
100.9
|
4.4
|
100.1
|
19
|
27
|
2.7
|
Total
|
25949.5
|
100
|
4028420
|
100
|
5292793
|
|
155
|
204
|
2.6
|
IV.2. Population
urbaine et population rurale.
Les critères de
définition variables , doù des difficultés de comparaison
internationales.
-
de taille : le seuil adopté est souvent
de 5 000, 10 000 ou 20 000 habitants.
-
Administratifs :
lorsque lorganisation administrative prévoit ces unités
territoriales comme distinctes des entités rurales.
-
Fonctionnels :
les fonctions dune ville peuvent être administratives,
commerciales, économiques, intellectuelles, etc.
-
D
infrastructures : formations sanitaires, écoles, électricité,
liaison téléphonique ;
-
Le
type dactivités dominantes : importance de la population
active non agricole.
IV.3. Structure dune population selon
lâge et le sexe.
IV. 3.1. La pyramide des âges.
IV.3.1.1. Définition et principes de construction.
Histogramme particulier
qui permet la comparaison de deux populations ou la visualisation
de lévolution dune même population dune période
à lautre. Se construit à partir des effectifs relatifs
ou absolus, mais il est conseillé dutiliser des relatifs,
notamment pour rendre la comparaison possible de deux structures
de tailles différentes.
Elle se construit
âge par âge ou par groupes dâges quinquennaux. Les effectifs
masculins à gauche, les effectifs féminins à droite.
Dans sa construction, il faut respecter
la proportionnalité des effectifs aux surfaces et non aux longueurs
, notamment pour la dernière classe dâge.
Il ne faut jamais
terminer une pyramide des âges par une classe ouverte.
La forme des pyramides est indicative
de la structure par âge et par sexe de la population quelle
représente.
Graphique n°1 : Pyramide des âges du Burundi
en 1971
IV.3.1.2. Facteurs qui
influencent la forme dune pyramide des âges
Les famines, les épidémies et les guerres entraînent un déficit
démographique dans certains groupes dâges. Leurs effets
peuvent varier selon les sexes et les régions. Les migrations
qui affectent les sexes et les groupes dâges. Il en est
de même de la mortalité différentielle.
IV.3.1.3. Utilité
dune pyramide des âges
Cest un moyen
de vérification de la qualité du recensement. De ce fait, fournit
également les information nécessaires sur les politiques à mettre
en uvre et influence la structure des investissements.
Elle permet de mesurer
le vieillissement ou le rajeunissement dune population.
Elle renseigne
sur les différents accidents ayant affecté une population.
IV.3.2. Le rapport de dépendance démographique
On distingue généralement
3 grands groupes dâges :
Les
< de 15 ans : jeunes /inactifs,
Les15-64ans :
adultes /actifs
Les
65ans et + : vieux/ inactifs
RD
= [(P0-14 ans + P65ans et +) / P15-64
ans]*100
Exemple des rapports de dépendance
démographiques de certains pays ou régions:
|
Région/pays
|
Proportions
en %ges
|
RD
|
|
Les
moins de 15 ans
|
Les
65 ans et +
|
Ensemble
|
15-64
ans
|
|
Europe et Amérique du Nord
|
20
|
13
|
33
|
67
|
49.2
|
|
Afrique
|
45.0
|
4.0
|
49.0
|
51.0
|
96.1
|
|
Burundi 1979
|
42.5
|
4.3
|
46.8
|
53.2
|
88.0
|
|
Burundi 1990
|
46.9
|
4.1
|
51.1
|
48.9
|
104.5
|
|
Burundi 1998
|
49.0
|
2.8
|
51.8
|
48.2
|
107.5
|
Près de la ½ de
la population mondiale a moins de 25 ans. Dans les PVD les
moins de 15 ans représentent en moyenne plus dun 1/3 de
la population contre moins de 20% dans les pays industrialisés.
IV.3.3. Structure par sexe : Rapport de
masculinité :
Rm.
Rm = ( H/F) *100
Ex : Au recensement
de 1979, on a dénombré 1.946.145 hommes vs 2.082.275 femmes
.
; cest-à-dire
93 hommes pour 100 femmes.
Rapport de masculinité à la naissance :
Rm0.
Nombre des naissances
vivantes masculines pour 100 naissances vivantes féminines intervenues
au cours dune période ( année).
;
Exemple
Au recensement
de 1990, on a enregistré 113.442 naissances masculin et 114.684
naissances féminines pour la période des 12 derniers mois
précédant le dénombrement.
; soit
99 naissances masculines pour 100 naissances féminines.
Conventionnellement,
le rapport de masculinité à la naissance est de 105 garçons
pour 100 filles.
Taux de masculinité
: Rapport Hommes
/femmes
Ex : Au recensement
de 1979, le taux de masculinité était de :
Le sex-ratio
désigne le rapport du nombre dhommes au nombre
de femmes de même âge.
V. INDICATEURS DE MORTALITE.
V.1. La mortalité intra-utérine.
Il y a mortalité
intra-utérine lorsque le décès précède la sortie du corps de
la mère, indépendamment de la durée de gestation. Sous ce concept,
on range :
- Les avortements
et les fausses couches : lavortement peut être
provoqué (IVG), ou spontané sil est
involontaire. On parle aussi de fausse-couche ;
- Et
les cas de mortinatalité dits encore morts ftales
tardives qui se produisent à partir de 28 semaines
de gestation.
nombre de morts-nés
Le taux de mortinatalité = ¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾ * 1000
naissances vivantes
Calcul rendu difficile
par la distinction entre naissance vivante et mort-né.
La mortalité périnatale
sapplique aux cas de mortinatalité et de mortalité
endogènes.
nombre de morts-nés + nombre de
décès de <1 mois
TM péri-natale = ¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾
*1000
naissances vivantes.
V.
2. La mortalité dans lenfance
Regroupe la mortalité
infantile et la mortalité juvénile.
La mortalité infantile.
Cest la mortalité
des enfants de moins dun an. Elle comprend la mortalité
néo-natale ( 4 premières semaines de la vie) et la mortalité
post néonatale (décès des 11 mois suivants).
Décès
denfants de moins dun an durant une année
TMI
= ¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾ * 1000
Naissances vivantes survenues au cours de
cette année.
La
mortalité juvénile
est celle des enfants de 1-4 ans. On la mesure par le taux ou
le quotient de mortalité à ces âges :
Taux de mortalité
juvénile : 4m1
= D(1-4) / Pm (1-4) ;
où 4m1 est le taux de mortalité juvénile
D(1-4) , le nombre de décès dans le groupe
dâge 1-4 ans au cours de lannée ;
P(1-4), la population moyenne denfants
âgés de 1-4 ans au cours de lannée ;
Quotient de mortalité :
4q1 = D(1-5 )/ S1
où : 4q1 est la probabilité
de décéder entre le 1er et 5ème anniversaire ;
S1
représente les survivants âgés de 1 an au début de la période
dobservation ;
D(1-5),
est le nombre de décès relatifs à une génération, entre 1 et
4 ans révolus,
La mortalité
infanto-juvénile se mesure de la même façon, par les taux de
mortalité 0-4 ans (m) ou (t) ou les quotients de mortalité des
0-4 ans.
4m0
= D(0-5) / Pm (0-4) et 5q0
= D(0-5) / S0
Où S0 représente
les survivants âgés de 0 ans révolus au début de la période
dobservation ;
5q0 la probabilité de décéder entre
la naissance et le cinquième anniversaire
D(0-5) représente leffectif des
décès de la génération entre la naissance et le cinquième
anniversaire ;
V.3. La mortalité
générale.
V.3.1. Le taux brut de mortalité.
nombre total de décès de lannée
TBM = ¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾ * 1000
Population moyenne
de lannée.
TBM = (D/P)*1000,
où D et P
Il peut être calculé
séparément pour les deux sexes.
Le TBM oscille entre
15 et 18%° dans les pays les plus pauvres dAfrique.
Les TBM les plus
bas sont observés au Japon (4%°) ; en Suède (5%o) et au
Qatar (2%o.
V.3.2. La mortalité par âge.
Le risque de décès
est fonction de lâge,
Les mesures fines
de la mortalité tiennent donc compte de lâge.
Nombre de décès dâge
x durant la période considérée (année)
Tx = ¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾
Population moyenne
de cet âge au cours de cette période.
Exemple.
Taux de mortalité
à 60 ans en Belgique au cours de lannée 1968
Population
âgée de 60 ans révolus au 31 décembre 1967 : 113 489
Population âgée de
60 ans révolus au 31 décembre 1968 : 111 552
Décès à 60 ans au
cours de lannée 1968 : 1914
tx = (968+946) /
(113 489 + 111 552)/2
=
2(968+946) / (113 489 + 111 552) = 3828 / 225041 = 0,017 = 17.
V.4. La mortalité
différentielle.
Traite des différences
de mortalité selon un critère donné : (sexe, lâge,
létat matrimonial, la région, etc.)
Selon
le sexe : les hommes meurent à une cadence
plus rapide que les femmes.
Selon létat
matrimonial : les personnes mariées
courent moins de risque de décéder que les personnes non mariées.
Par rapport à la
mortalité, le mariage protège beaucoup plus les hommes que
les femmes.
V.5. La durée moyenne de la vie ou Espérance
de vie à la naissance = e0.
Somme des années vécues
e0 = ¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾
Effectif des nouveaux-nés S0.
Le total dannées vécues par
les S0 individus est par définition e0*S0
= somme des années vécues par les individus décédés à
chaque âge. En supposant une répartition uniforme des décès
entre anniversaires, on peut faire le raisonnement suivant :
Ceux qui meurent entre (x et x+
1 ans) ont vécu chacun en moyenne 0.5 ans, soit au total
0,5 d(x, x+1) années.
Ceux qui décèdent entre 1 et 2
ans, ont vécu 1 an + 0.5 an = 1.5 ans
d(2,3) ont vécu en moyenne
2 + 0,5 = 2,5 ans
Doù
on tire :
e0*S0
= 0,5 d(0,1)+1,5 d(1,2)+
+ (x+0,5)d(x,x+1)+....
+ (ω-1+0,5)d(ω-1,ω)
d(ω-1,ω) = Sω-1
Sω = Sω-1
Or, on sait que d(x, x+1)
= Sx Sx+1
E0*S0 = 0,5(S0-S1)+
1,5(S1-S2)+
+(x+0,5) (Sx-S
x+1)+
(ω-1+0,5) Sw-1
Doù finalement
E0 = T/S0 = 0,5 + (S1+S2+S3+
..)
/ S0
Formule valable si on travaille
âge par âge. Si on travaille en classes dâges quinquennales
(0, 5,10,15,
) ; on a :
d(0-1) ont vécu 0.5
ans
d(1-5) ont vécu 1 an
+2 =3 ans
d(5-10) ont vécu 5 +2.5
ans = 7.5 ans
d(10-15) ont vécu 10
ans +2.5 ans =12.5 ans
E0
* S0 = d(0.1)
+ d(1.5) + d(5.10) + d(10-15)+...
d(w-5, w)
= 0.5 (S0-S1) + 3 (S1-S5
)+7.5 (S5-S10) +12.5 (S10-S15
)+...+
S(w-5, w).
= 0.5 S0- 0.5S1 + 3 S1-
3S5 +7.5 S5- 7.5S10 +12.5 S10-
12.5S15 +....
E0 = 0,5 + [2,5S1+4,5S5+
5 (S10+S15+S20+
+Sw-5)] / S0
Il est recommandé
de la calculer par sexe pour mesurer la mortalité différentielle
entre hommes et femmes.
VI. NUPTIALITE
ET FECONDITE.
VI.1.
NUPTIALITE.
La monogamie est
la forme dunion la plus répandue.
Le
taux de polygamie p
est la proportion de polygames parmi les hommes mariés.
Ce taux reste supérieur
à 5 ou 6% en Afrique du nord et atteint 30% en Afrique
au sud du Sahara.
Le
nombre moyen dépouses / homme polygame e : Il
est supérieur ou égal 2. En Afrique, ce nombre est compris
entre 2 et 2,5.
Le nombre moyen
dépouses / homme marié m synthétise les 2
premiers. Il est supérieur ou égal à 1. En Afrique, ce nombre
est compris entre 1.02 et 1.5.
Ces indices sont
ou peuvent être calculés / âge.
VI.1.1. Mesure de la nuptialité
VI.1.1.1. Taux brut de nuptialité.
Nombre de mariages
conclus une année donnée
Taux brut de nuptialité = ¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾
Population moyenne au cours de cette année.
Nombre de mariés
dans lannée
Il
peut aussi se définir comme = ¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾
Population
moyenne de lannée
Dans ce dernier
cas, on obtient une valeur double de la première.
VI.1.1.2.
Taux de nuptialité par âge.
M
x
Tx
= ¾¾¾¾¾¾
P
x + P x
2
VI.1.1.3.
Intensité et calendrier de la primo-nuptialité.
VI.1.1.3.1. Intensité de la primo-nuptialité :
proportion de ceux qui contractent un
premier
mariage
La fréquence du célibat
définitif est mesurée par C50 / C15.
La proportion complémentaire,
1-C50 / C15 mesure lintensité de
la nuptialité des célibataires.
1-C50 /
C15 = (C15-C50) / C15
Cest le nombre
moyen de mariages par tête.
Ex : Intensité
de la nuptialité au Burundi :
* En 1990 :
Hommes : 0.978
Femmes ; 0.981
* En 1998 :
Hommes : 0.977
Femmes : 0.979
Cela veut dire que
nous sommes dans un régime de mariage quasi-universel.
VI.1.1.3.2. Age moyen au premier mariage.
On le calcule à partir de la proportion
des célibataires. Le calcul se fait généralement par sexe :
Ex. : Age moyen au mariage au Congo en
1961
|
Groupes dâges
|
Proportions
de célibataires
|
Années
passées dans le célibat
|
|
<
15 ans
|
1 000
|
15 000
|
|
15-19
|
950
|
4 750
|
|
20-24
|
|
2 850
|
|
25-29
|
200
|
1 000
|
|
30-34
|
110
|
550
|
|
35-39
|
70
|
350
|
|
40-44
|
40
|
200
|
|
45-49
|
40
|
200
|
|
50-54
|
30
|
|
Avec le même raisonnement que celui
utilisé pour le calcul de e0, le nombre total
dannées passées dans le célibat
entre 15 et 50 ans devient :
5* (C20+C25+C30+C35+C40+C45+C50)
= 5* (950+570+200+110+70+40+40)= 9 900 années
C
5i + C 5i+5
On peut écrire que C 5i, 5i +4 = ¾¾¾¾¾
2
C 45 + C 50
Ex :
C 45-49 = ¾¾¾¾¾
Doù une nouvelle expression
du nombre total dannées passées dans le célibat
entre le 15è et le 50è anniversaire :
= 5 (C 15.19 +C 20-24+
.+C
45-49)
Finalement le nombre total dannées
de célibat de lensemble des individus de la
cohorte.
Si on suppose quil n
y a pas de mariage après 50 ans, on peut estimer la proportion
des célibataires définitifs C 50
par :
(C 45-49 +C 50-54)
D
= ¾¾¾¾¾¾¾¾
2
Comme on ne sintéresse qu
à ceux qui ont fini par se marier, il faut enlever de la somme
S, les 50 années vécues par chacun des célibataires définitifs,
soit 50 ans *D
En divisant le résultat
par le nombre dindividus qui ont fini par se marier, soit
1 000 D, on obtient lâge moyen au premier mariage
(AMPM)
S
- 50D
AMPM = ¾¾¾¾¾¾
1000 - D
Dans notre exemple, on a S = 15
000 +9 900 ans = 24 900 ans
D = 0.5*(40 +30) = 35
Et 50 ans *D = 50 ans *35 = 1750
ans
24 900 ans 1 750 ans
23 150
AMPM = ¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾ =
¾¾¾¾¾
= 24 ans.
1000-35
965
VI.2.1.
Les principaux indices de fécondité.
VI.2.1.1. Proportion
des femmes en âge de procréer (15-49ans).
Effectif
des femmes de 15-49 ans
%ge des Femmes 15-49 ans = ¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾
*100
Effectif total des femmes
Cest
un indicateur du potentiel reproductif de la population. En
1990, cette proportion était de 44% au Burundi
VI.2.1.2.
Le Taux brut de natalité.
Nombre
de naissances annuelles
Le TBN =
¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾
* 1000
Population moyenne au cours de cette année
Exemple.
TBN en Belgique au cours de lannée 1975
Naissances en 1975 : 118968
Population au 1er janvier 1975 : 9756590
Population au 31 décembre 1975 : 9813152
TBN = Nt/Pm = 118968 / (9813152+9756590) / 2
= (118968*2)/(9813152+9756590)
= 0,01216 = 12,16 %°
Un pays est
dit à forte natalité si son TBN est supérieur à 30 %° ;
moyenne si elle est comprise entre 20 et 30 %° ; faible
si elle est inférieure à 20 %°.
Le TBN est
actuellement de lordre de 22 dans le monde ;
11 dans les pays industrialisés ; 25 dans
les pays en voie de développement ; 38 en Afrique.
En 2000,
le TBN au Burundi était estimé à 43.
VI.2.1.3.
Le taux global de fécondité général (TGFG) ou taux de fécondité
générale du
moment
Effectif
des naissances vivantes de lannée
TGFG= ¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾
*1000
Nombre
moyen de femmes en âge de procréer
TFG = (N
/ F15-49)*1000 ;
Exemple:
en 1990 au Burundi, on a enregistré :
230 769 naissances vivantes,
1 185 504 femmes en âge de procréer
230 769
TGFG = ¾¾¾¾¾¾
* 1000 = 194
1 185 504
VI.2.1.4. Le taux
de fécondité spécifique par âge (ou par groupe dâges) :
: TFA
Nombre de naissances survenues au cours dune année
TFGX
= ¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾
*1000
Pm
féminine de cet âge (groupe dâges) au cours de cette année.
229 256
Cela veut dire quau cours de
cette année, 1 femme âgée de 20-24 ans a eu en moyenne à 0.2544
naissance vivante, soit 254.4 naissances pour 1000 femmes .
VI.2.1.5. La fécondité totale : Indice
synthétique de fécondité.
LISF représente
le nombre moyen denfants quaurait une femme durant
toute sa vie de procréation si elle était soumise à une la fécondité
du moment .
LISF est
obtenu en sommant les taux fécondité du moment.
49
ISF = å
f(x) , si on travaille par année dâge;
x=15
Si on travaille par
classes dâges quinquennales,
7
ISF =5* å
f(i), où i représente les classes
dâges successives entre 15 et 49 ans révolus.
i=
1
Ex : Indice synthétique de fécondité du
Burundi en 1990
|
Age de la mère
|
Effectif des femmes ajustées
|
Naissances totales corrigées
|
TF corrigés
|
|
15-19
|
269 762
|
8 896
|
0.0330
|
|
20-24
|
229 256
|
58 327
|
0.2544
|
|
25-29
|
194 605
|
61 933
|
0.3182
|
|
30-34
|
165 251
|
49 348
|
0.2986
|
|
35-39
|
136 478
|
34 005
|
0.2492
|
|
40-44
|
105 385
|
43 774
|
0.1307
|
|
45-49
|
84 767
|
4 493
|
0.0530
|
|
Total
|
1 185 504
|
230 769
|
1.3372
|
ISF = 1.3372 *5 = 6.69 enfants par femme
Lespacement des naissances.
Intervalles protogénésiques : intervalle
séparant le mariage de la première naissance. Le
calcul est rendu difficile par les conceptions prénuptiales
Intervalles intergénésiques :
ce sont les intervalles entre naissances successives.
Les deux types dintervalles
sont comptés en mois révolus.
VII. STATISTIQUES RELATIVES A LA MIGRATION.
La
connaissance des migrations est primordiale pour :
-
les
études d'aménagement urbain / ou de l'espace tout court ;
-
la
rationalisation des transports en commun ;
-
les
prévisions de transports pour les départs de fêtes ou de vacances ;
-
l'aménagement
des lieux touristiques, de vacances, etc.
VII.1. Définitions
et concepts de base.
La mobilité spatiale
d'une population suppose lexistence de deux lieux :
un lieu dorigine et un lieu de destination.
Parler de migration implique un
déplacement qui entraîne un séjour prolongé ou définitif.
Migrants = personne = Immigrant
/ Emigrant ; Emigré /Immigré
Migrations= mouvement, déplacement
= Emigration ou immigration .
La migration est interne lorsquelle
sopère à lintérieur dun pays, ou externe (
internationale) lorsquelle lie deux pays différents.
La migration peut
être individuelle, familiale ou collective.
La migration peut être libre ou
forcée (cas des populations déplacées).
La migration brute concerne tous
les déplacements ou tous les migrants.
La migration nette
exprime la balance (ou le solde) des mouvements en sens inverse.
Si entrées >
sorties = solde positif
Si sorties >
entrées = solde négatif
VII.2. Les indicateurs
de la migration.
VII.2.1.
Le taux de migration interne ou taux de mobilité interne m.
Cest le rapport entre le
nombre de déplacements au cours dune année et la population
moyenne de lannée
D
2D
M= ¾¾¾¾¾¾¾ = -¾¾¾¾¾
(P0 +P1)/2
P0 +P1
VII.2.2.
Taux démigration
Cest le rapport de tous les
émigrants durant une période à la population moyenne dorigine
de la période.
Total des émigrants
2* Total des émigrants
TE
= ¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾ = ¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾-
(P0
+P1)/2
P0 +P1
VII.2.3.
Taux dimmigration
Cest le rapport de tous les
immigrants durant une période à la population moyenne daccueil
de la période, généralement lannée.
Total des immigrants
2* Total des immigrants
TE
= ¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾ = ¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾
(P0
+P1)/2
P0 +P1
Ces deux rapports
peuvent être calculés par rapport non plus aux personnes immigrants
ou émigrants, mais par rapport aux mouvements càd les immigrations
et les émigrations.
VII.3. Matrice de
migration
Les données sur
la migration étant parfois difficiles à obtenir, on se contente
dune matrice de migration où chaque flux de sorties d'une
zone (i) vers une zone (j) et chaque flux d'entrées de (j) vers
(i) sont représentés par des couples mij ; mji,
Il sagit dun tableau
ayant le format suivant
|
O
r
i
g
i
n
e
|
Destination
|
|
Zones
|
1
|
2
|
3
|
4
|
5
|
å
|
|
1
|
-
|
m21
|
m31
|
m41
|
m51
|
m.1
|
|
2
|
m12
|
-
|
m32
|
m42
|
m52
|
m.2
|
|
3
|
m13
|
m23
|
-
|
m43
|
m53
|
m.3
|
|
4
|
m14
|
m24
|
m34
|
-
|
m54
|
m.4
|
|
5
|
m15
|
m25
|
m35
|
m45
|
-
|
m.5
|
|
å
|
m1.
|
m2.
|
m3.
|
m4.
|
m5.
|
M..
|
Notations et leurs significations
mi. = ensemble
des flux de sorties de la zone i vers les autres zones.
M.j
= ensemble des flux d'entrées dans la zone j en provenance des
autres zones.
m.. = volume
total des migrations de la région considérée.
Dans un tableau origine-destination
on peut calculer soit :
Soit (mij - mji)
correspondant au solde migratoire entre la région i et la région
j
Soit (m.i
- mi.) correspondant au solde migratoire de l'ensemble
des mouvements d'entrées et de sorties de la région i par rapport
à l'ensemble des autres régions.
Exemple : Répartition ( )
de la population résidente selon le lieu de naissance et de
la résidence actuelle
|
Province de résidence
|
Total
|
Bub.
|
Bujum.
|
Mairie de Bujumbura
|
Bururi
|
Cankuzo
|
Cibitoke
|
Gitega
|
Karuzi
|
Kayanza
|
Kirundo
|
Makamba
|
Muramv.
|
Muyinga
|
Ngozi
|
Rutana
|
Ruyigi
|
Etranger
|
|
1000
|
34
|
73
|
27
|
81
|
24
|
41
|
121
|
52
|
102
|
69
|
30
|
100
|
63
|
97
|
34
|
40
|
14
|
|
Bubanza
|
1000
|
743
|
28
|
5
|
4
|
1
|
18
|
9
|
2
|
81
|
*
|
2
|
81
|
1
|
6
|
*
|
*
|
17
|
|
Bujumbura
|
1000
|
9
|
921
|
10
|
13
|
*
|
2
|
6
|
1
|
4
|
*
|
1
|
25
|
*
|
2
|
*
|
*
|
6
|
|
Mairie
|
1000
|
13
|
65
|
511
|
42
|
6
|
9
|
73
|
6
|
23
|
6
|
6
|
90
|
6
|
16
|
5
|
5
|
118
|
|
Bururi
|
1000
|
1
|
19
|
4
|
925
|
1
|
1
|
25
|
1
|
1
|
*
|
4
|
15
|
*
|
1
|
3
|
*
|
*
|
|
Cankuzo
|
1000
|
*
|
1
|
2
|
7
|
870
|
1
|
6
|
2
|
15
|
1
|
*
|
5
|
5
|
7
|
*
|
22
|
56
|
|
Cibitoke
|
1000
|
17
|
7
|
6
|
3
|
1
|
749
|
8
|
2
|
91
|
*
|
*
|
50
|
1
|
29
|
*
|
1
|
34
|
|
Gitega
|
1000
|
*
|
1
|
3
|
5
|
*
|
*
|
955
|
3
|
5
|
*
|
*
|
15
|
*
|
2
|
4
|
3
|
3
|
|
Karuzi
|
1000
|
*
|
*
|
1
|
*
|
*
|
*
|
23
|
918
|
3
|
1
|
*
|
14
|
16
|
19
|
*
|
1
|
2
|
|
Kayanza
|
1000
|
1
|
*
|
2
|
*
|
*
|
1
|
5
|
*
|
962
|
*
|
*
|
12
|
*
|
13
|
*
|
*
|
3
|
|
Kirundo
|
1000
|
*
|
*
|
1
|
*
|
*
|
*
|
1
|
1
|
40
|
876
|
*
|
1
|
19
|
44
|
*
|
*
|
15
|
|
Makamba
|
1000
|
3
|
18
|
4
|
165
|
*
|
1
|
44
|
1
|
6
|
*
|
694
|
17
|
*
|
1
|
30
|
1
|
15
|
|
Muramvya
|
1000
|
1
|
6
|
4
|
5
|
*
|
*
|
15
|
*
|
12
|
*
|
1
|
952
|
*
|
1
|
*
|
*
|
1
|
|
Muyinga
|
1000
|
*
|
*
|
1
|
1
|
2
|
*
|
1
|
16
|
41
|
33
|
*
|
2
|
848
|
43
|
*
|
*
|
11
|
|
Ngozi
|
1000
|
*
|
*
|
1
|
1
|
1
|
*
|
5
|
12
|
23
|
8
|
*
|
2
|
6
|
941
|
*
|
*
|
*
|
|
Rutana
|
1000
|
*
|
1
|
2
|
32
|
1
|
*
|
82
|
1
|
4
|
*
|
3
|
6
|
*
|
1
|
850
|
11
|
6
|
|
Ruyigi
|
1000
|
*
|
1
|
1
|
1
|
8
|
*
|
67
|
3
|
2
|
*
|
*
|
30
|
1
|
1
|
7
|
867
|
10
|
Les chiffres figurant dans la diagonale
représentent les résidents natifs. On peut ne pas les reprendre
dans une matrice de migration étant donné quils se rapportent
aux individus non concernés par la migration. La matrice de
migration donne limportance de chaque région en tant que
région dimmigration ou démigration et renseigne
sur lorientation des principaux flux migratoires.
VIII. CALCUL DE LACCROISSEMENT
DEMOGRAPHIQUE
- Variation négative ou positive
Calcul de laccroissement
dune population entre deux dates t1 et t2 :
A=
P2-P1 = (N-D) +
(I-E)
accroissement
naturel + solde migratoire
A : Accroissement de la population
N : Naissances
survenues entre t1 et t2
D : Décès
survenus entre t1 et t2
I-E : le solde migratoire
(Immigrants Emigrants) entre (t1 :t2)
Accroissement
naturel de la population : AN
Elle résulte de la balance des
naissances et des décès : AN = N-D
Accroissement de cette population
au cours dune période
r = ¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾¾
Leffectif
moyen de cette population au cours de cette période.
r
= (P1-P2) / Pm
=
[(N-D) + (I-E)] / Pm
= [(N-D) / Pm + (I-E)]
/ Pm
= TAN + TMN
Où TAN est le
taux daccroissement naturel et ;
Le
TMN le taux de migration nette au cours de la période considérée.
Cest la somme du taux daccroissement
naturel et du taux de migration nette.
Taux souvent
ramené à la dimension annuelle : r
Calculable aussi sur une longue période
Population Burundaise au 15 août
1979 : 4 028 420
Population Burundaise au 15 août
1990 : 5 292 793
Durée de la période intercensitaire :
11 ans
Accroissement sur la période :
5 292 793 4 028 420 = 1 264 373
Population moyenne sous lhypothèse
dun accroissement linéaire :
(4 028 420 + 5
292 793) / 2 = 4 660 607
r intercensitaire : (1 264 373/4 660
607) = 0,2713= 27,1%
r annuel
intercensitaire moyen = 1 264 373
/ (11*4 660 607) = 0,02466 = 2,47%
Autres procédés : r = (P-P0)
/ (t * P0)
Exemple :accroissement total
sur la période 1979-1990 au Burundi
r= (5 292 793 4 028
420) / 4 028 420 = 0,3139 = 31,39 %.
r annuel moyen= (5 292 793
4 028 420) / (11*4 028 420) = 0,0285,
soit 2,85%.
Hypothèse
dun taux daccroissement constant :
P1 =
P0 + r P0 = P0(1+r)
P2 = P1
+ r P1 = P0(1+r) + P0(1+r)
r = P0(1+r) *(1 + r) = P0(1+r)2
P3= P2 +r
P2 = P0(1+r) (1 + r) +r [P0(1+r)
(1 + r) ]= P0 (1+r)3
Généralisation : après n années : Pn
= P0 (1+r)n
Temps de doublement de la population
|
Taux r
|
0,5%
|
1,0%
|
1,5%
|
2,0%
|
2,5%
|
3 ,0%
|
3,5%
|
4,0%
|
|
Temps de doublement en années
|
139
|
70
|
47
|
35
|
28
|
23
|
20
|
18
|
| |
PRECEDENT |
|
 |
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